Crise 2009, les analystes tuent le temps (à défaut de la SOA)
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Entrée originale publiée dans la revue de presse Xebia du 12 janvier 2009.
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Anne Thomas Manes, s’est fait son petit plaisir de début d’année en publiant lundi dernier, sur le blog “Application Platform” du Burton Group, un billet intitulé “SOA is Dead; Long Live Services“.
Elle y annonce la couleur d’entrée de jeux : “SOA met its demise on January 1, 2009, when it was wiped out by the catastrophic impact of the economic recession.”. En substance, alors que les SOAs étaient annoncées comme le paradigme d’architecture qui allait sauver les SI, elles ont en fait, après moult millions investis, empirées les choses (à quelques exceptions).
Les causes de ce fiasco ? D’après Anne Thomas Manes, pas les SOAs en tant que telles, rassurez vous. Si aujourd’hui, le métier ne croit plus aux promesses des SOAs, c’est avant tout un problème d’approche : Ceux qui ont compris que les SOAs n’étaient qu’un des outils du changement (changement organisationnel profond) ont profités d’un ROI énorme. Ouf !
Ce n’est donc pas aux funérailles des Architectures Orientées Services que le Burton Group nous convie en ce début d’années mais à celles de l’acronyme “SOA”, dont nous avons oublié le sens premier.
Bien que cette annonce (savamment provocatrice) n’apporte rien de bien neuf, elle clôture admirablement 2008, l’annus horribilis de la SOA durant laquelle la blogosphère SOAiste est passée de la crise de doute à la désillusion.
Ce qui est sûr, c’est que le billet d’Anne Thomas Manes a rapidement fait le tour de la blogosphère des analystes SOA qui s’en sont donnés à cœur joie. Je vous laisse découvrir le compte rendu des premiers jours proposé par infoQ : “Is SOA Dead?“ qui reprend les réactions de David Linthicum, Joe McKendrick, Miko Matsumura et Steve Jones qui ont étés (comme souvent) les plus prompts à réagir.
Durant toute la semaine les réactions se sont multipliées.
On retiendra tout particulièrement la proposition de Miko Matsumura de suivre l’exemple de Prince et de parler désormais de “the architecture formerly known as SOA“.
A noter également le billet en français d’Olivier Rafal (”SOA mort ? Le terme, oui, pas les principes“) qui rappelle, entre autre, à juste titre que le financement des initiatives SOA a toujours été un gros problème que la crise n’arrangera pas.
Beaucoup de bruit pour rien ? C’est l’avis de Jack Vaughan (”New year - same old SOA tempests?“). Anne Thomas Manes s’en défend et revient sur les réactions que son billet a suscitées.
Cette effervescente semaine aura au moins eu le mérite de rappeler que les SOAs, telles qu’elles ont été abordées dans de nombreux cas, n’ont pas su convaincre (Ces échecs trouvent leurs sources dans de nombreuses causes).
L’année 2009 devra donc, plus que jamais, être l’occasion de rectifier le tir et d’aborder les questions de refonte des SI de façon pragmatique.
Rassurez-vous, ce que nous avions coutume d’appeler SOA est bien vivant !
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